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Développement économique et sociétal : transformer vos locaux vacants en une véritable ressource !

Développement économique

Des millions de m² de bureaux vacants, des centaines de millions d’euros dépensées pour les maintenir vide … Et si nous en faisions des lieux d’expérimentation transitoire ou pérenne, des lieux catalyseurs de coopérations publics-privés et d’innovation économique et sociétale ?

La transformation démographique et des modes de vie génèrent des locaux vacants dans tous les territoires, aussi bien en centre ville, qu’en périphérie ou en ruralité : entre 4 et 8 millions de m² de bureaux vacants rien qu’en Ile de France, 800 000 m² depuis plus de 4 ans, représentant un coût annuel d’entretien et sécurisation des locaux à vide, estimé à plus de 400 millions d’euros (le coût d’entretien moyen est estimé à 100 € / an / m² par l’ORIE). Les friches et locaux sous-utilisés s’accumulent, devenant au-delà d’un enjeu financier, un enjeu de responsabilité sociétale pour tous les acteurs de l’immobilier public et privé : face à l’enjeu majeur de réinventer nos modèles de développement et d’organisation, ces locaux vacants offrent une opportunité historique de soutenir le développement de nouveaux modèles d’activités, d’entrepreneurs, d’entreprises, d’associations, de chercheurs. En leur permettant d’expérimenter dans ces lieux de nouveaux modèles alliant innovation économique, sociale, technologique, culturelle et démocratique. 

Dans cette période de transition immobilière, les propriétaires, les foncières et les aménageurs publics et privés peuvent aujourd’hui allier sens et business en mettant leurs locaux vacants, entre deux projets immobiliers ou en attente d’un nouvel usage, au service du développement économique et sociétal des territoires.

Mais de quoi parle-t-on ? 

De l’occupation éphémère …

Nous avons tous en tête des exemples d’occupations éphémères de locaux par des collectifs d’artistes ou des associations à vocation sociale. Ces occupations permettent d’éviter les squats sauvages. Animées par un milieu associatif plutôt partisan, ces expériences d’occupation temporaire cultivent un entre-soi associatif et le rejet du monde de l’entreprise. De fait, elles ne permettent pas de contribuer aux enjeux de transformation économique et d’innovation des territoires.

Moins connues sont les occupations temporaires de locaux vacants ou sous-utilisés par des professionnels. Dans les années 2000, j’ai personnellement fait l’expérience d’un incubateur « pirate » animé par un professeur d’une école de commerce qui a ainsi trouvé un moyen d’utiliser les bureaux vacants (depuis plusieurs années) d’une grande institution publique pour soutenir une communauté de jeunes entrepreneurs innovants venant de tous horizons (entrepreneurs, développeurs, chercheurs, anciens sportifs, coach…). Cet espace collaboratif avant l’heure a rendu possible la reconversion professionnelle de jeunes sportifs et le développement de belles aventures entrepreneuriales.

… au programme « Lieux d’Hybridation »

Dans le but de mettre les locaux vacants au service du développement économique et sociétal des territoires, nous avons développé le programme « Lieux d’hybridation » : un processus de revalorisation des locaux vacants de centre ville, périphérie et ruralité par une programmation d’activités mixant entreprises, associations, acteurs académiques et de la recherche. L’objectif est de décloisonner, de mettre en lien les parties prenantes publics et privés du territoire pour, ensemble, produire de la valeur économique et sociétale. Plusieurs formes de programmation peuvent être combinées :

1) Programmation transitoire, entre deux projets immobiliers 

Ce fut le cas de l’ancien hôpital Saint-Vincent de Paul à Paris 14eme pour qui nous avons établi un modèle économique autofinançant sur 3 ans la réactivation de plus de 20 000 m² de locaux sur plus de 3 ha. Bilan officiel en fin d’occupation 2017 : un autofinancement de 2 millions d’euros / an, incluant la contribution de plus de 130 structures en bail précaire et le financement des activités d’hébergement d’urgence sur le site. Le projet, connu sous le nom « Les Grands Voisins » est un succès du point de vue de son modèle économique et de sa dimension sociale. Néanmoins, la gouvernance, assurée exclusivement par des associations engagées, a cultivé un entre-soi associatif (social, culturel) et l’exclusion de l’entreprise (à but lucratif) : la programmation transitoire n’a pas réellement pu contribuer au décloisonnement des parties prenantes du territoire.

2) Programmation évolutive, de co-construction de nouveaux usages

A 1 km au nord de Reims, la zone vie de l’ancienne base aérienne 112 offre sur 80 ha, plus de 30 bâtiments couvrant tous les usages d’une petite ville (logements, bureaux, restauration, salles de sport, commerces …). La « Microville 112 » est un projet de revitalisation par une programmation évolutive, co-construite avec les parties prenantes. 

Coporté par la commune de Courcy (propriétaire du terrain) et l’Alliance Sens & Economie, ce projet permet de décloisonner les entreprises, associations, acteurs de l’enseignement et de la recherche qui vont partager le site, innover ensemble et développer des partenariats hybrides, alliant sens et économie.

La programmation de ce projet inclut une phase transitoire pour expérimenter de nouveaux usages. Par la suite, ils pourront être pérennisés selon leur potentiel de création de valeur, économique et sociétale.

site Courcy base 112 vue aérienne

 

 

5 raisons pour transformer les locaux vacants en lieux d’hybridation

  • Diminuer le poids financier du foncier vacant en couvrant les charges par une occupation transitoire / évolutive (coût moyen du m² vacant = 100 € / an)
  • Préfigurer de nouveaux usages en les expérimentant (bail précaire, non soumis aux remises aux normes)
  • Co-construire de nouveaux usages répondant aux besoins des acteurs locaux
  • Décloisonner, impliquer et soutenir toutes les parties prenantes : entreprises, associations, créatifs, citoyens, acteurs de la formation et de la recherche, pouvoirs publics
  • Stimuler l’innovation globale : innovation technologique, économique, sociale, environnementale, démocratique et culturelle

Une dynamique de codéveloppement à pérenniser

Le programme « Lieux d’hybridation » fait partie des programmes de codéveloppement territorial qui permettent aux acteurs publics-privés de lancer le processus de co-construction d’un smart territoire : déploiement d’un archipel de lieux d’hybridation ; mise en œuvre de services de développement mutualisés pour soutenir les activités responsables, créatrices de valeur économique et sociétale ; gouvernance et animation pérennisée par un Cluster de codéveloppement territorial fédérant les parties prenantes. 

 

Christophe Besson-Léaud

Président de l’Alliance Sens & Economie

À propos de l’ALLIANCE SENS & ECONOMIE
Entreprise sans but lucratif, l’Alliance Sens & Economie est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif, issue de la société civile organisée. 
Tiers de confiance du Codéveloppement, elle décloisonne et facilite les partenariats, créateurs de valeur économique et sociétale (ODD), entre les entreprises, les associations, les acteurs académiques, de la recherche, de l’innovation et les pouvoirs publics. Pionnière de l’économie symbiotique, elle porte les services mutualisés nécessaires à la co-construction par les organisations publiques et privées d’une relation symbiotique (c-a-d de croissance mutuelle) entre des écosystèmes naturels prospères et une activité humaine intense, et ce dans tous les domaines de l’économie. Elle accompagne la transformation des territoires et des organisations en SMART TERRITOIRE. 
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