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Les Jeux Olympiques, une longue histoire pour la Caisse des Dépôts

"Citius, altius, fortius" (plus vite, plus haut, plus fort) : la devise officielle des Jeux Olympiques est choisie par Pierre de Coubertin, en 1894, au moment où il a l’idée de faire revivre des Jeux modernes. Mais c’est sur le site actuel de la Caisse des Dépôts, à Arcueil, que la phrase est née trois ans plus tôt, tandis que le bâtiment abritait encore un collège. Premier lien historique entre l’Établissement public et la compétition Olympique.

Deux plaques commémoratives l’attestent. L’une est accrochée à l’entrée du site d’Arcueil de la Caisse des Dépôts, l’autre installée dans son parc arboré. Que disent-elles ces inscriptions ? Elles expliquent que c’est dans ces lieux, en 1891, qu’est née la devise en latin « Citius, altius, fortius ». A l’époque, le bâtiment n’appartient pas encore à la Caisse des Dépôts – elle va l’acquérir en 1910. Il abrite un collège dominicain .

La plaque commémorative dans les jardins du site d'Arcueil de la Caisse des Dépôts © Jean-Marc Pettina

 

 

Le supérieur de cet établissement, le père Didon croit aux vertus du sport dans l’éducation des élèves. Et c’est en clôture d’un championnat athlétique, organisé dans le collège, qu’il prononce ces trois mots en latin. Il entend ainsi inciter les jeunes gens à faire de leur mieux et à vouloir progresser chaque jour : « Plus vite, plus haut, plus fort ». Séduit par ces valeurs, Pierre de Coubertin, un ami du père Didon, érige cette phrase en devise Olympique, en 1894, lorsqu’il crée le Comité International Olympique et lance l’organisation de Jeux modernes.

Jeux Olympiques ou Expositions universelles ?

La deuxième édition de ces Jeux Olympiques « contemporains » a lieu à Paris en 1900, après Athènes en 1896. Dans les archives de la Caisse des Dépôts, on ne trouve pas trace d’un financement des infrastructures et des sites de compétition par l’Établissement public.

 

 

Et pour cause : ces premiers Jeux en France s’étirent sur plus de cinq mois pendant l’Exposition universelle qui, elle, draine le public, la presse du monde entier et les aides financières, dont celles de la Caisse des Dépôts. Et même si la manifestation sportive accueille 997 athlètes de 24 pays différents, le statut Olympique des épreuves est si peu mis en avant que, selon les gazettes de l’époque, certains athlètes ignorent qu’ils participent aux Jeux !

Pas plus d’engagement ni d’appui de la Caisse des Dépôts lors des Jeux d’hiver de Chamonix en 1924, ni des Jeux d’été de Paris, la même année. Car désormais, la manifestation Olympique va se dédoubler en deux éditions pour les sports d’hiver et les sports d’été. Vingt-quatre ans après les premiers Jeux organisés en France, l’événement prend cependant une ampleur remarquable. Lors des compétitions estivales parisiennes, 44 délégations sont accueillies – soit plus de 3000 athlètes – et 1000 journalistes accrédités, avec des sportifs qui accèdent au vedettariat, tels le nageur américain Johnny Weissmuller ou l’athlète finlandais Paavo Nurmi.

 

 

En piste pour Grenoble

Il faut attendre quarante-quatre ans pour que les anneaux Olympiques se posent à nouveau en France : Grenoble décroche l’organisation des Jeux d’hiver de 1968. Ces Jeux, les premiers à être retransmis en couleurs par la télévision, constituent d’abord pour le pays un enjeu d’aménagement. Au début des années 60 en effet, la France a pris conscience des atouts de « l’or blanc » pour ses montagnes. Une préoccupation ancrée par une loi de 1964 qui a lancé le « Plan neige » pour l’équipement et le développement touristique de stations, dans les Alpes notamment. L’organisation des Jeux tombe à pic dans ce contexte.

 

Bâtiments des Jeux Olympiques de Grenoble transformés en logements © Archives Caisse des Dépôts

 

La Caisse des Dépôts ? Elle est présente dès le départ. Financièrement, c’est elle qui accorde les prêts aux collectivités locales (département de l’Isère, ville de Grenoble, communes de Villard-de-Lans, Autrans, Huez-en-Oisans, etc.) pour les installations sportives, d’hébergement, les routes, les rocades... La ville de Grenoble, par exemple, bénéficie de prêts sur vingt-cinq ans d’un montant total qui avoisine 200 millions de francs. La délégation régionale (ancien nom des directions régionales) de la Caisse des Dépôts à Lyon est en première ligne pour instruire ces demandes.

Les filiales sont aussi mobilisées : la Scic (filiale immobilière) réalise le centre de presse. Une société d’économie mixte du réseau Scet, la Sadi (Société d’aménagement du département de l’Isère), construit, aux limites de la ville, le village olympique qui sera ensuite transformé en logements de la ZUP de Grenoble-Echirolles. La Sadi aménage aussi les terrains de l’aérodrome où est édifié le stade d’ouverture et de clôture des Jeux.

Le Jour J, et même plusieurs mois avant, toutes les infrastructures sont prêtes pour accueillir les compétitions, les athlètes et le public. Sur les pistes, la France va aussi relever le défi : avec des sportifs comme Jean-Claude Killy, Marielle Goitschel, Guy Périllat, Annie Famose, l’équipe nationale de ski alpin truste les podiums grâce à une réunion de talents inégalée depuis. Au tableau général des médailles, elle se classe troisième, derrière la Norvège et l’Union soviétique.

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