<none>

Moins de bouchons = moins de pollution !

Perspectives

 

La congestion automobile (les embouteillages, les bouchons) a des effets néfastes sur la qualité de l’air, l’environnement, la qualité de vie, mais aussi l’économie. Peut-on faire évoluer le comportement des usagers, les inciter à ne pas utiliser leur voiture aux heures de pointe ou obtenir qu’ils décalent leurs horaires de trajet ?  

Les embouteillages, ça n’est bon pour personne !

Les bouchons dégradent la qualité de vie par l’augmentation du stress quotidien, la qualité de l’air par les émissions de gaz nocifs et de microparticules, et la qualité environnementale par les émissions de gaz à effet de serre contribuant au réchauffement climatique.

Ils ont aussi des conséquences économiques : 40 % de temps perdu sur les routes saturées sur un trajet d’une heure en moyenne = un coût important pour la collectivité (carburant consommé, temps de travail), ce qui participe à une moindre l’attractivité du territoire. De plus, les coûts de maintenance des infrastructures routières saturées matin et soir sont élevés.

Mais pourquoi y-a-t-il des embouteillages ?

Qu’est-ce qui provoque les embouteillages ?  Des modèles d’organisation, sociaux, mais aussi des schémas comportementaux individuels très enracinés, comme :

- le départ au travail de tout le monde dans le même créneau horaire (idem pour le retour),

- la coïncidence des heures de conduite pour les particuliers et pour les transports de marchandises,

- le fait de préférer être seul dans sa voiture (autosolisme),

- la distance domicile‐travail qui tend à s’allonger,

- le faible usage des transports publics.

Des solutions SVP !

Deux alternatives sont traditionnellement mises en œuvre :

- l’augmentation des capacités routières et des transports publics. Cette solution s’est avérée contreproductive au fil des années : plus il y a de voies, plus il y a de voitures !

- la régulation des flux par le péage ou par une taxe (comme à Londres).

Mais il existe une 3ème voie : l’approche systémique des solutions de mobilité, renforcée par un changement durable de comportements, comme le « Spits Mijden » (lissage de pics), qui a émergé aux Pays-Bas. Il s’agit de récompenser les usagers d’une infrastructure pour son non-usage aux heures de pointe pour réduire l’intensité du trafic.

Un exemple développé par le groupe Egis

BNV Mobility, filiale d’Egis aux Pays-Bas, développe depuis 2015 un bouquet de services à l’automobiliste qui repose sur un boîtier embarqué, premier pas vers la voiture intelligente ou le véhicule connecté. Les données remontées par le boîtier permettent de développer un ensemble de services (gestion des trajets professionnels/privés, suivi de l’éco-conduite, etc.). Il permet donc aussi de récompenser l’usager qui ne circule pas aux heures de pointe plutôt que de mettre en place une taxe ou un péage. Récompense en nature, mais qui peut aller jusqu’à une rétribution en numéraire !

Pour tout comprendre, voir la vidéo sur le lissage de pics par Egis et le reportage  « Rotterdam, une ville qui paie pour éviter les bouchons".

 

Mots clés :

Environnement, Enjeux climatiques

Haut de page