Les hommes en entreprise : regards croisés, une enquête nationale de l’Orse

Le 18 septembre, lors d'une conférence à la Caisse des Dépôts, l'Orse* et GoodsToKnow ont présenté les résultats de leur enquête nationale « Les hommes en entreprise : regards croisés », sur la prise en compte des attentes des hommes par l’entreprise en matière de parentalité. Les personnels de la Caisse des Dépôts ont largement répondu à cette enquête lancée en avril 2018.

Ressources humaines
21septembre2018

Femmes et hommes
La Caisse des Dépôts met en œuvre une politique active en matière d’égalité femmes-hommes. Elle veille à la mixité des emplois, des mobilités et des recrutements, s’assure de l’équilibre des rémunérations et promotions et déploie des dispositifs (aménagements du temps de travail et compléments de rémunération) et actions de sensibilisation favorisant notamment le partage des responsabilités parentales et l’équilibre vie professionnelle-vie privée.

 

L’enquête, qui a enregistré près de 6 000 répondants, avait pour objectif de mesurer la prise en compte de l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle et de la paternité dans le monde du travail, et plus généralement de mieux appréhender ce que les hommes souhaitent voir mis en place par leur employeur. Elle interrogeait également les femmes pour analyser leur regard sur les hommes et identifier leurs attentes vis-à-vis de leur employeur.

 

P Peny lors de la présentation de l’enquête Les hommes en entreprise : regards croisés
Pour Hélène Valade, présidente de l’Orse, il ressort de l’étude que l’enjeu majeur est « d’impliquer les hommes dans ces sujets si l’on veut parvenir à l’égalité ».

 

Pour Paul Peny, directeur des ressources humaines du Groupe Caisse des Dépôts, les problématiques étudiées par l’enquête sont « un enjeu sociétal au sens éthique, mais également un enjeu de performance, y compris économique : être mieux au travail permet de produire mieux ».

 

Quelques enseignements de l’étude :

  • une relative homogénéité dans les réponses énoncées par les femmes et les hommes. Le principal écart s’opère sur les impacts négatifs du temps partiel sur la carrière des hommes. Les femmes sont plus pessimistes quant à ces conséquences, sans doute car elles en ont fait davantage l’expérience ;
  • la rémunération et l’impact sur la carrière sont les deux principaux critères de renoncement au temps partiel ou au congé parental d’éducation. La perception de l’entourage et du management n’a qu’un poids relatif dans la prise de décision, preuve d’une évolution des mentalités ;
  • le congé parental d’éducation est pris massivement par les femmes, les principaux freins à la prise de ce congé sont liés aux stéréotypes de genre et aux raisons financières ;
  • l’appétence des hommes et des femmes aux deux dispositifs originaux, déjà mis en place dans certaines entreprises, à savoir : semaines alternées (une semaine chargée et l’autre moins, qui peut être intéressant en cas de gardes alternées d’enfants) et temps partiel vacances.

 

Pour en savoir plus, télécharger les résultats de l’étude, leur synthèse ou encore le support de présentation de la conférence sur le site internet de l’Orse

 

* Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises

 

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