Euroclear et Clearstream dématérialisent les euro-obligations
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Euroclear et Clearstream lancent un service inédit : l’émission 100 % dématérialisée des euro-obligations. Une avancée majeure pour ce marché colossal de 15 300 Md€, qui abandonne définitivement les certificats papier. Plus rapide, plus sécurisé et moins coûteux, ce virage numérique promet de réinventer l’accès au capital pour les émetteurs et investisseurs du monde entier.
Les euro-obligations, ou eurobonds, titres de dette émis en dehors du pays de l’émetteur et dans une devise différente de sa monnaie locale, entrent ainsi dans l’ère du tout-numérique grâce à Euroclear* et Clearstream.
Les émetteurs peuvent désormais lancer des obligations sans aucun support physique. C’est la fin des certificats globaux papier, source de lenteurs, de coûts et de risques (perte, vol, contrefaçon). Cette gestion 100 % électronique permet aussi un gain de temps et d’efficacité : les processus d’émission et de post-négociation sont accélérés, réduisant les délais et les erreurs humaines, tout en réduisant les coûts.
Pour aller plus loin, lire le communiqué de presse (en anglais)
Pourquoi euro- ? Le marché des euro-obligations s’est développé en Europe dans les années 1960, notamment à Londres et Luxembourg, pour contourner les réglementations financières locales. Le préfixe euro- rappelle cette naissance sur le continent européen. Le terme euro- désignait donc un marché délocalisé, même si la devise n’était pas l’euro (qui n’existait pas encore). Après la création de l’euro en 1999, le terme est resté pour désigner toute obligation émise en dehors du pays de la devise utilisée, où qu’elle soit négociée (Europe, Asie, etc.), c’est une convention de langage. Un exemple : une entreprise française émet une obligation en francs suisses à Londres.
* La Caisse des Dépôts détient 11,41 % du capital d’Euroclear (cf. Rapport financier 2024) et en est l’un des principaux actionnaires.