Gestion de l’eau, un long fleuve pas si tranquille pour les collectivités locales
© owlwebru - Pixabay
La Banque Postale et Sfil publient leur nouvelle étude sur le financement de la politique de l’eau, en partenariat avec Intercommunalités de France et WWF-France. Elle révèle les sous-investissements chroniques pour la préservation de cette ressource vitale, apporte une vision prospective et explore les différents leviers de financement pour les collectivités.
Quelques enseignements de l’étude Gestion de l’eau - Un long fleuve pas si tranquille pour les collectivités locales de La Banque Postale et Sfil :
- Un déficit annuel d’investissement de 4,4 Md€ dans le petit cycle de l’eau et de 2 Md€ dans le grand cycle ;
- Une organisation fonctionnelle et territoriale complexe, avec souvent sur un même territoire plusieurs gestionnaires et des modes de gestion différents ;
- La nécessité de multiplier le budget nécessaire par 2 d’ici à 2040 pour faire face aux enjeux dans le petit cycle de l’eau (il était de 15,4 Md€ en 2024) ;
- Des marges de manœuvre existent côté grand cycle de l’eau avec la taxe Gemapi*, déjà instaurée par 4 intercommunalités sur 5.
- Augmentation des tarifs, endettement, fiscalité : les collectivités vont devoir faire évoluer le financement de l’eau.
Pour aller plus loin, lire le communiqué de presse et l’étude complète
Lire aussi l’article de Localtis Eau : augmentation des tarifs et recours à l'emprunt, deux voies nécessairement cumulatives pour les collectivités
Le grand cycle de l'eau, c’est le cycle naturel de l'eau depuis que la terre existe : l'eau qui ne s'infiltre pas, mais ruisselle vers les lacs et les rivières, qui la conduisent vers les mers et les océans, puis les nuages. Le petit cycle de l'eau désigne le parcours de l'eau depuis le point de captage dans la rivière ou la nappe souterraine, jusqu'à son rejet dans le milieu naturel via le circuit de l'eau potable et celui des eaux usées.
* Impôt local qui sert à financer l'exercice de la compétence Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi), pour sécuriser les territoires contre les risques hydrauliques et restaurer les écosystèmes.