Suez : sécuriser le traitement des bouteilles usagées de protoxyde d’azote
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À Entraigues-sur-la-Sorgue, Suez et la préfecture de Vaucluse déploient un dispositif inédit en France pour sécuriser le traitement des bouteilles usagées de protoxyde d’azote. En combinant intelligence artificielle, solutions technologiques avancées et actions de sensibilisation, les deux partenaires apportent une réponse globale et innovante à la hausse de leur usage détourné en France.
L’usage détourné du protoxyde d’azote (ou « gaz hilarant ») ne cesse d’augmenter, soulevant des problématiques de santé publique et environnementales, avec notamment l’abandon des bouteilles usagées dans l’espace public. Ces déchets se retrouvent dans les installations de traitement des ordures ménagères et génèrent des risques industriels : ils peuvent provoquer explosions et arrêts d’exploitation. À l’échelle nationale, ces incidents représentent un surcoût estimé entre 35 et 40 M€ en 2025 pour les exploitants et les collectivités.
À l’écopôle d’Entraigues-sur-la-Sorgue, Suez expérimente une solution de traitement des bouteilles usagées de protoxyde d’azote devenues déchets :
- Une unité pilote industrielle basée sur la technologie de l’entreprise Medclair permet d’extraire le gaz résiduel contenu dans les bouteilles et le décomposer en N2 (diazote) et O2 (dioxygène), gaz naturellement présents dans l’air ;
- Ces gaz sont ensuite relâchés dans l’atmosphère de manière contrôlée, ce qui permet d’éviter l'émission du protoxyde d’azote dans l'atmosphère (ce gaz à effet de serre est près de 300 fois plus réchauffant que le CO₂) ;
- Les bouteilles vidées sont entièrement valorisées : les matériaux qui la composent (plastique, laiton, alliages de métaux) sont orientés vers les filières de recyclage dédiées.
L'objectif de ce site pilote est de valider les conditions de déploiement de cette technologie en France, sur les plans technique, économique et réglementaire, pour répondre durablement à l’augmentation des flux collectés par les services de l’État et les collectivités territoriales. Son succès ouvrirait la voie à une solution pérenne, sécurisée et inscrite dans une démarche d’économie circulaire.
Initié en mars 2025, ce projet territorial inédit résulte d'une co-construction entre Suez, la préfecture de Vaucluse et une quarantaine d’acteurs locaux, dont des acteurs de l'économie sociale et solidaire, qui œuvrent à la sensibilisation de proximité et l’accompagnement des consommateurs.
Pour aller plus loin, lire le communiqué de presse et consulter la brochure Le Vaucluse, pionnier pour agir face au protoxyde d'azote
Lire aussi l’article de Suez Comment nous accompagnons les collectivités face à la multiplication des bouteilles de protoxyde d’azote dans les déchets