FAQ sur nos engagements pour le climat

Acteur historique engagé pour le climat, le groupe Caisse des Dépôts accompagne la transition écologique des acteurs de l’économie, y compris dans les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre, dans l’objectif d’atteindre la neutralité carbone collective d’ici à 2050. On vous explique.

Que fait le groupe Caisse des Dépôts pour la transformation écologique ?

Les travaux scientifiques sont unanimes : pour limiter le réchauffement climatique et ses conséquences, il est nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pour y parvenir, il faut investir massivement dans la décarbonation des secteurs les plus émissifs (transports, bâtiment, industrie), réduire la consommation d’énergie et déployer les énergies bas carbone. 

En tant que grand pôle financier public engagé en faveur de l’intérêt général, le groupe Caisse des Dépôts agit en soutien des politiques publiques, pour contribuer activement à accélérer la transformation écologique. C’est pourquoi nous accompagnons et finançons les acteurs économiques et territoriaux dans leurs efforts pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux effets du changement climatique, conséquences de ces émissions. 

Nous contribuons ainsi à réduire la dépendance collective aux énergies fossiles et développons des alternatives bas carbone, prioritairement dans les secteurs de l’immobilier, de l’énergie et de l’industrie. 

Entre 2020 et 2023, nous avons déployé 80 Md€ en faveur de projets contribuant à la transformation écologique du pays. Pour la période 2024-2028, nous avons renforcé notre ambition avec un objectif de 130 Md€ mobilisés par l’ensemble des entités financières du Groupe (Caisse des Dépôts, Bpifrance, Sfil, Groupe La Poste).
 

Quels types de projets le groupe Caisse des Dépôts finance-t-il pour accélérer la transformation écologique ?

Accélérer la transformation écologique suppose de réduire les émissions de gaz à effet de serre et, à terme, notre dépendance aux énergies fossiles et réduire l’empreinte des activités économiques sur les écosystèmes. En matière d’atténuation du changement climatique, nous agissons à la source, en aidant les entreprises, les collectivités territoriales et les ménages à réduire leur consommation d’énergie et à développer des solutions moins carbonées. 

Concrètement, nous finançons et accompagnons en priorité : 

  • La rénovation énergétique des logements, bâtiments publics et tertiaires privés :  en 2025, plus de 3 millions de m2 de bâtiments publics et privés ont fait l'objet d'une rénovation énergétique et nous avons rénové thermiquement les logements de plus de 96 000 bénéficiaires. Nous avons également l’objectif de rénover 10 000 écoles d’ici 2028, soit un quart des écoles françaises. A ce jour, plus de 6 000 bâtiments scolaires ont bénéficié de notre soutien. 
  • Le développement des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, géothermie…), avec un objectif de 25 000 MW de nouvelles capacités installées d’ici 2030.  En 2025, nous avons couvert via des énergies renouvelables les besoins de 355 000 foyers. Nos financements permettront de couvrir environ 25 % des besoins de déploiement des énergies renouvelables à 2030, tels que définis dans le cadre des objectifs nationaux de mix énergétique.
  • La mobilité durable, avec le déploiement de plus de 350 000 bornes de recharge pour véhicules électriques depuis 2021 et un soutien massif aux transports collectifs (TER, tramways, Lignes à Grande Vitesse …).
  • La décarbonation de l’industrie et le soutien aux « greentechs ». En 2025, nous avons financé 839 projets accélérateurs de transition pour l’industrie.
     

Comment le groupe Caisse des Dépôts accompagne-t-il les territoires face aux effets du changement climatique ?

Les impacts du changement climatique liés aux activités humaines sont déjà visibles et tangibles, avec une intensification des événements climatiques (inondations, canicules, sécheresses, incendies, recul du trait de côte…). Ces phénomènes sont appelés à s’intensifier, d’autant plus si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter. 

Dans ce contexte, nous avons initié en 2022 un plan d’action pour accompagner l’adaptation des territoires au changement climatique. Nous proposons une offre élargie d’ingénierie, financement, services et consignations pour permettre aux collectivités d’élaborer et de mettre en place des stratégies d’adaptation adaptées à leurs besoins et aux spécificités de leur territoire.

En 2025, nous avons mis en place une enveloppe de plus d’un milliard d’euros de prêts sur Fonds d’épargne, mobilisable sur cinq ans, en faveur des territoires les plus vulnérables au changement climatique (territoires littoraux, de montagne et les villes). 

La Caisse des Dépôts est-elle présente dans les énergies fossiles ?

La Caisse des Dépôts a exclu de ses financements :

  • Les entreprises dont le chiffre d'affaires est exposé à plus de 5 % au charbon thermique et qui n'ont pas de plan de sortie d’ici à 2030 dans l'OCDE et d’ici 2040 dans le reste du monde.
  • Les entreprises dont le chiffre d'affaires est exposé à plus de 10 % aux énergies non conventionnelles (gaz/pétrole de schiste, sables bitumineux, pétrole et gaz de l'Arctique).
  • Les entreprises responsables de plus de 20% des nouveaux développements de production pétrolière dans le monde.

Pour assurer la liquidité de l’épargne réglementée et faire levier sur les entreprises cotées, nous détenons dans nos portefeuilles de placements financiers (actions et obligations d’entreprises) des titres issus de tous les secteurs de l’économie, et donc du secteur pétrole et gaz, lequel est très peu représenté dans nos portefeuilles. 

Notre exposition aux entreprises actives dans le secteur des énergies fossiles est donc réduite et strictement encadrée par notre politique climat, et sa déclinaison pour le secteur de l’énergie.

Au 31 décembre 2025, l’exposition des portefeuilles d’actifs de la Caisse des Dépôts à toutes les activités de la chaine de valeur des énergies fossiles (c’est à dire à des entreprises dont tout ou partie de l’activité concerne la production, le transport ou la distribution de pétrole ou de gaz) représente 1,6 % de  la valeur de ses actifs sous gestion, (soit une valeur de 4,8 Md€ sur 298 Md€ d’actifs gérés, correspondant aux entreprises ayant une activité sur l’ensemble de la chaine de valeur des énergies fossiles ).  

Ces montants ne correspondent pas à la partie financée avec l’épargne des Français (sur les ressources du Livret A et du LDDS centralisées au sein du Fonds d’épargne). Comme indiqué dans le rapport de durabilité du groupe Caisse des Dépôts sur l’exercice 2025, seuls 0,52 % des emplois totaux du Fonds d’épargne sont exposés aux activités liées aux énergies fossiles.    La valeur des placements en actions et obligations sur des entreprises produisant du pétrole et du gaz, réalisés avec les ressources du Fonds d’épargne, représente ainsi seulement 1,1 Md€ au 31/12/2025. 

Par ailleurs, nous demandons à ces entreprises, dans le cadre de notre dialogue actionnarial, de se doter d’objectifs de diversification de leur activité (production d’énergies renouvelables, séquestration carbone…) et de plan de transition climatique alignés sur des scénarios compatibles avec l’objectif de neutralité carbone à 2050 couvrant l’ensemble de leurs émissions. 

Et nous limitons fortement notre exposition au secteur. En 2026, dans le cadre de la mise à jour de notre plan de transition climat (publié dans le cadre de notre assujettissement à la directive CSRD), nous avons élargi la ligne sectorielle « pétrole et gaz » de notre politique climat, à toutes les énergies. Dans cette nouvelle « ligne sectorielle énergie », nous avons pris l’engagement de :

  • Plafonner l'exposition, en valeur absolue, de nos portefeuilles d'actions et obligations d'entreprises, aux entreprises productrices de pétrole. 
  • Ne pas souscrire de nouvelles obligations émises par les entreprises du secteur pétrolier, pour ne pas apporter de nouveaux financements en dette aux entreprises qui développent de nouveaux projets d'exploration pétrolière. 
  • Souscrire à des green bonds dont l’utilisation des fonds est certifiée et fléchée vers des investissements durables des entreprises.

Pourquoi la Caisse des Dépôts ne se désengage-t-elle pas tout simplement de ces entreprises ?

Notre approche tient compte de la réalité énergétique actuelle et de l’état de diversification du mix énergétique national. Le pétrole et le gaz représentent encore une part importante de l’énergie consommée en France. En tant qu’investisseur institutionnel public, nous avons la responsabilité de contribuer à la résilience et à l’autonomie du pays dans des secteurs stratégiques, notamment celui de l’énergie.

Notre objectif est donc double : accélérer la décarbonation de l’économie tout en contribuant à la sécurité et à l’autonomie énergétiques de la France, en particulier dans un contexte géopolitique tendu et incertain.

Par ailleurs, le maintien d’une participation au capital des entreprises de ce secteur nous permet de jouer un rôle de levier en tant qu’investisseur responsable, sur la politique climatique de ces entreprises. A travers nos portefeuilles de placements financiers, en tant qu’actionnaire minoritaire et détenteur de dette, nous exerçons nos droits, notamment en votant systématiquement aux assemblées générales. Nous menons également un dialogue direct, tout au long de l’année, avec les entreprises pour les accompagner dans leur transformation. Nous exerçons notre influence pour encourager les entreprises à réduire leurs émissions et à accélérer leur transition. Nous leur demandons notamment de présenter des plans de transition crédibles, transparents et alignés avec les objectifs de l’Accord de Paris. Nous exerçons nos droits de vote en assemblée générale en cohérence avec ces engagements. 

L’exclusion reste un recours possible, lorsqu’une entreprise ne fait pas évoluer suffisamment sa stratégie ou lorsque son activité est incompatible avec nos objectifs ESG. 

Comment la Caisse des Dépôts peut-elle inciter les entreprises à évoluer ?

En tant qu’institution publique, nous sommes présents au capital des entreprises dans la durée. Nous leur demandons notamment de définir une stratégie de transition transparente, crédible et alignée sur un scénario climatique compatible avec l’objectif de neutralité carbone à 2050.  

Nous suivons les engagements pris et les progrès réalisés. Lorsque nous considérons que ceux-ci sont insuffisants, peu crédibles ou ne correspondent pas à nos attentes, nous utilisons notre droit de vote pour exprimer notre désaccord lors des assemblées générales.  

Le vote et le dialogue actionnarial et obligataire sont donc des leviers essentiels de notre politique climat. L’exclusion constitue un dernier recours, lorsque les évolutions attendues n’adviennent pas.

Le bilan annuel de nos votes en assemblée générale est consultable sur notre site Internet. 

L’épargne des Français finance-t-elle la transition écologique ?

Oui. L’épargne placée sur les livrets réglementés (Livrets A, LDDS ou LEP) est en grande partie centralisée (près de 60%) à la Caisse des Dépôts et représente au 31/12/2025 406,5 Md€. Elle permet de financer des projets durables comme la rénovation thermique des écoles ou des logements sociaux, la décarbonation des transports (bornes pour voitures électriques, TER, tramways, etc.), le développement des énergies renouvelables dans les territoires, le recyclage des déchets, la restauration d’espaces naturels ou encore la gestion durable de l’eau. 

Les prêts verts ou à impact énergétique portés par le Fonds d'épargne dépassent historiquement les flux nets de collecte du LDDS pris isolément, (sur 2017-2025, le montant des emplois verts atteint 58,6 Md€ pour une collecte LDDS centralisée cumulée de 34,1 Md€).

Ce qui n’est pas mis directement au service de ces projets est placé sur les marchés financiers, de manière sûre et responsable afin de garantir :

  • la liquidité de l’épargne (disponible à tout moment pour l’épargnant),
  • la rémunération des épargnants (le versement des intérêts à l’épargnant)

Cette partie de l’activité de placements sur les marchés financiers permet d’assurer nos missions d’intérêt général (notamment le financement de la transformation écologique).

Ainsi, l’épargne réglementée permet à la fois de répondre aux besoins de financement de l’économie et des territoires et de préserver les garanties attendues par les épargnants. Voir le rapport du Fonds d’épargne pour tout savoir sur la façon dont nous utilisons l’épargne pour fiancer la transformation écologique.