2026

La cérémonie de remise du Prix Caisse des Dépôts pour la musique s’est tenue le 23 juin 2026 au Théâtre des Champs-Elysées, en présence de Sophie Quatrehomme, Directrice de la communication, du mécénat et des partenariats et du contreténor Philippe Jaroussky, parrain de cette première édition. Le prix, doté d’une enveloppe de 50 000 euros, met en lumière la créativité et l’ambition artistique de l’ensemble Le Concert de la Loge, fondé et dirigé par Julien Chauvin. 

Le Prix Caisse des Dépôts pour la musique reconnaît et récompense le parcours et l’ambition artistique de l’ensemble Le Concert de la Loge, déjà soutenu entre 2015 et 2020 à travers son action de mécénat.

Avec une approche artistique entre la promotion du répertoire et l’invitation au dialogue pluridisciplinaire, l'ensemble Le Concert de la Loge ouvre sa musique auprès d’un public large et diversifié, le tout en intégrant la cohésion sociale et territoriale qui sont des valeurs chères à la Caisse des Dépôts. Nous avons accompagné Le Concert de la Loge dès ses débuts dans le cadre de notre soutien à l’émergence des jeunes ensembles musicaux. Nous pouvons donc témoigner de sa belle trajectoire que nous souhaitons aujourd’hui récompenser par ce Prix Caisse des Dépôts pour la musique 

Sophie Quatrehomme Directrice de la communication, du mécénat et des partenariats de la Caisse des Dépôts

L’ensemble fondé et dirigé par Julien Chauvin promeut la redécouverte du répertoire baroque et classique et invite au dialogue entre esthétiques et époques. Dans son spectacle Les Quatre Saisons dansées par exemple, l'ensemble met en scène la rencontre entre musique baroque et danses urbaines et raconte comment les arts s'hybrident et s'enrichissent. 

La dotation lui permettra notamment de réaliser le spectacle Aerial Water Music, spectacle conçu dans cette même lignée pour renouveler l’expérience du concert, mêlant musique baroque et arts du cirque.  

Comme le premier soutien de la Caisse des Dépôts en 2015, qui nous avait permis de lancer le Concert de la Loge, ce Prix nous aidera à franchir une nouvelle étape décisive pour la pérennité et le rayonnement de l’ensemble. Il intervient à un moment où nous avions dû renoncer à plusieurs projets faute de financements, et nous permettra de donner vie à une nouvelle production interdisciplinaire 

Julien Chauvin fondateur et directeur artistique du Concert de la Loge

Le Prix Caisse des Dépôts pour la musique s’inscrit dans la volonté de renforcer dans la durée son mécénat musical à destination des jeunes ensembles.

Historiquement, la Caisse des Dépôts accompagne le secteur musical autour de trois axes : les jeunes ensembles musicaux, la professionnalisation des musiciens et les projets musicaux dédiés aux jeunes publics. 

En ce qui concerne les jeunes ensembles soutenus, la plupart se sont progressivement imposés sur les scènes les plus prestigieuses en France et à l’international : Correspondances, Le Balcon, Les Métaboles, La Tempête, Le Cercle de l’Harmonie... 

Désormais, la Caisse des Dépôts souhaite aller plus loin que son rôle historique de mécène incubateur pour accompagner également des ensembles dans leur montée en puissance. 

Ce prix s’adresse ainsi à des ensembles ayant déjà bénéficié d’un soutien de la Caisse des Dépôts et qui, à l’issue d’une période de deux ans de carence, peuvent à nouveau candidater dans le cadre de cet appel à projets dédié. 

  1. ^ La Caisse des Dépôts est propriétaire du Théâtre des Champs-Elysées, qu’elle soutient par ailleurs en tant qu’actionnaire principal et mécène.

 

La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) au titre du mois de mai 2026 est négative avec -0,77 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux.

L’encours total sur les deux produits atteint 609,5 milliards d’euros à fin mai 2026.

La collecte du Livret d’épargne populaire (LEP) au titre du mois de mai 2026 est négative avec -0,03 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux.

L’encours total sur le produit atteint 83,6 milliards d’euros à fin mai 2026.

En annexe sont rappelés les flux et encours depuis 2008 sur ces différents produits d’épargne réglementée.

Dans le cadre du programme TechSprint de la Caisse des Dépôts, centré sur le partage et la valorisation des données pour la transition écologique, une trentaine d’acteurs privés et publics de référence se sont réunis pour lancer le premier espace de données partagé du bâtiment durable : le Data Space Bâtiment. Afin de capitaliser sur l’intérêt de la filière, des premiers travaux seront engagés avec le lancement, dès juillet 2026, d’un démonstrateur sur la base de la solution d’échange de données du partenaire Dawex. Ce démonstrateur s’inscrit au cœur du plan Horizon numérique 2030 du groupe Caisse des Dépôts.

Un démonstrateur orienté sur les cas d’usage métiers

Le développement de ce démonstrateur est financé et piloté par la Caisse des Dépôts dans une logique de preuve de valeur et d’embarquement des acteurs métiers. L’objectif est de permettre à une trentaine d’entreprises de découvrir les modalités de transaction de données à moindre friction opérationnelle et de dérouler des scénarios applicatifs de bout en bout. Les participants pourront ainsi concevoir leurs futurs cas d’usage générateurs de valeur et percevoir le potentiel de gains escomptables lorsque l’espace sectoriel de données disposera de toutes ses fonctionnalités techniques et d’un nombre significatif de jeux de données exposés. 

Ce démonstrateur vise à constituer un vivier de futurs participants au Data Space Bâtiment et à faciliter une commercialisation rapide de ses services à horizon fin 2027. Il ambitionne de multiplier son nombre de participants, de cas d’usage déployés et de jeux de données accessibles afin d’assurer la pertinence du modèle et son passage à l’échelle.

Les data space sont les nouvelles autoroutes de la donnée, infrastructures essentielles à la réduction de nos vulnérabilités et à notre efficacité collective, socle d’une IA souveraine et performante. Dans un monde où l’intelligence artificielle devient une arme puissante de compétitivité et les données une ressource hautement stratégique, les data space apparaissent comme une condition sine qua non pour exploiter pleinement le potentiel de l’IA dans un cadre de confiance.

Catherine Mayenobe directrice des opérations et du pilotage de la transformation opérationnelle de la Caisse des dépôts

Une initiative collective d’envergure

Ce démonstrateur constitue le Minimal Viable Product (MVP) d’un projet d’ampleur. Un consortium réunissant Orange Business, Sopra Steria, Schneider Electric et Orus Energy s’est officiellement constitué à l’issue de plusieurs mois de préfiguration mobilisant 50 entités publiques et privées et 
7 associations professionnelles lors d’une dizaine d’ateliers, pour formaliser un projet innovant d’une durée de 4 ans visant le déploiement du Data Space Bâtiment. La Caisse des Dépôts, RTE, CDC Habitat et Numspot seront également impliqués opérationnellement aux côtés du consortium. 

Le projet Data Space Bâtiment vise à créer un espace de données de confiance permettant aux acteurs de la filière bâtiment, de la conception jusqu’à la démolition en passant par tous les métiers de la gestion immobilière, de partager, valoriser et exploiter leurs données dans un cadre sécurisé, souverain, interopérable et sans stockage, conformément au Data Governance Act européen. 

La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) au titre du mois de mai 2026 est négative avec -0,77 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux.

L’encours total sur les deux produits atteint 609,5 milliards d’euros à fin mai 2026.

La collecte du Livret d’épargne populaire (LEP) au titre du mois de mai 2026 est négative avec -0,03 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux.

L’encours total sur le produit atteint 83,6 milliards d’euros à fin mai 2026.

En annexe sont rappelés les flux et encours depuis 2008 sur ces différents produits d’épargne réglementée.

La Caisse des Dépôts publie le rapport annuel 2025 du Fonds d’épargne dans un environnement économique et financier marqué par des tensions persistantes. Dans un contexte de ralentissement de la collecte, le Fonds d’épargne confirme la solidité de son modèle et son rôle clé dans le financement des projets d’intérêt général, qui se traduit par un niveau record du montant des prêts nouveaux accordés de 41,7 milliards d’euros.

  • 453,3 Md€ gérés par la Caisse des Dépôts 
  • 406,5 Md€ de dépôts (LA-LDDS-LEP) centralisés par la Caisse des Dépôts (59,5 % du montant total de l’encours des Livret A-LDDS et 50% des LEP)
  • 46,8 Md€ de fonds propres et autres ressources 
  • 244,9 Md€ d’encours de prêts de long terme 
  • Financement de la construction d’un logement sur trois en France
  • Rénovation thermique des bâtiments publics 
  • Financement de projets en faveur de la biodiversité
  • 208,4 Md € investis en actifs financiers responsables
  • 41,7 Md€ de prêts
  • dont 15,7 Md€  en faveur de la transformation écologique du pays :
  • 1 215 M € versés à l’État en rémunération de sa garantie sur les dépôts.
  • 8,8 milliards d’euros d’intérêts versés par la Caisse des Dépôts aux épargnants
  • 7,5 milliards d’euros pour le Livret A et le LDDS ; 

1,2 milliard d’euros pour le LEP.

 

Dans un environnement économique exigeant, le Fonds d’épargne démontre une nouvelle fois la robustesse de son modèle et sa capacité à répondre aux besoins de long terme du pays. Grâce à la confiance des épargnants et à une gestion rigoureuse, nous continuons à financer massivement le logement social, les infrastructures publiques et la transition écologique. Ce modèle vertueux, fondé sur la transformation de l’épargne en investissements utiles, est plus que jamais un pilier de l’action publique 

Olivier Mareuse Directeur général adjoint, directeur des Gestions d’actifs et du Fonds d’Epargne

Un modèle vertueux fondé sur la transformation de l’épargne en investissements utiles

Le modèle du Fonds d’épargne repose sur un principe simple et robuste : la transformation de l’épargne réglementée des Français en prêts de long terme au service de l’intérêt général.

Les dépôts collectés via le Livret A, le LDDS et le LEP – dont l’encours centralisé atteint 406,5 milliards d’euros – constituent une ressource stable, sécurisée et disponible. Ces fonds sont ensuite mobilisés pour financer des prêts de très long terme, principalement en faveur du logement social et des collectivités locales.

Ce circuit court permet d’assurer une allocation efficace de l’épargne vers des projets utiles, tout en garantissant la sécurité des dépôts et un équilibre financier durable. Le portefeuille d’actifs financiers, qui s’élève à 203,3 milliards d’euros, joue un rôle clé dans la gestion de la liquidité et dans la couverture des risques, permettant d’absorber les fluctuations de marché.

L’encours de prêts, qui atteint 244,9 milliards d’euros, témoigne de la profondeur de l’engagement du Fonds d’épargne dans le financement de l’économie réelle, avec une prédominance des secteurs du logement social et des politiques publiques locales.

Un contexte économique contrasté, marqué par un ralentissement de la collecte 

L’année 2025 s’inscrit dans la continuité d’un cycle économique sous tension. La hausse des taux d’intérêt de long terme, amorcée les années précédentes, a pesé sur la collecte d’épargne réglementée, notamment sur le Livret A et le LDDS, dont l’attractivité a été affectée par la concurrence d’autres placements et par les arbitrages des ménages.

Ce ralentissement de la collecte s’est accompagné d’un niveau historiquement élevé de signatures de prêts, traduisant un besoin accru de financement de long terme dans les territoires. Cette situation a conduit à une mobilisation accrue des ressources disponibles et à une gestion particulièrement fine des équilibres financiers du Fonds d’épargne.

Malgré ces tensions, le modèle a pleinement joué son rôle contracyclique : la baisse relative de la collecte n’a pas entravé la capacité à financer l’économie, grâce à la solidité des encours, à la qualité du portefeuille d’actifs et à une gestion active de la liquidité.

Une activité de crédit soutenue par un environnement concurrentiel plus favorable

L’année 2025 a donc été marquée par une évolution du contexte concurrentiel, devenue plus favorable au financement sur Fonds d’épargne. La hausse durable des taux longs et la réduction de l’offre de marché sur les maturités longues ont renforcé l’attractivité des prêts de la Banque des Territoires sur Fonds d’épargne.

Dans ce cadre, la Banque des Territoires a su adapter son offre, en proposant des solutions de financement compétitives et sécurisées, particulièrement adaptées aux besoins de long terme des bailleurs sociaux et des collectivités.

Cette évolution a permis de consolider le rôle contracyclique du Fonds d’épargne : en période de tension sur les marchés financiers et de raréfaction du crédit bancaire, il a su maintenir, voire amplifier, son soutien à l’investissement public local et au logement social.

Une production de prêts record au service du logement social et des territoires

Dans ce contexte, l’activité de prêts atteint un niveau particulièrement élevé, avec 41,7 milliards d’euros de nouveaux prêts. Cette performance s’inscrit dans une dynamique de soutien massif aux politiques publiques.

Le logement social et la politique de la ville concentrent une part majeure de ces financements, avec 22,9 milliards d’euros engagés. Cette mobilisation a permis non seulement de soutenir la construction de 123 036 nouveaux logements sociaux, mais aussi d’accélérer la réhabilitation du parc existant, avec 235 291 logements améliorés, répondant ainsi aux enjeux de qualité de vie et de performance énergétique.

Parallèlement, le secteur public local a bénéficié de 9,5 milliards d’euros de prêts, finançant plus de 2 000 projets portés par les collectivités territoriales. Ces investissements concernent notamment les infrastructures essentielles, les équipements publics et les services de proximité, contribuant directement à la cohésion territoriale.

Enfin, une part significative des financements – plus de 15,7 milliards d’euros – a été orientée vers des projets contribuant directement à la transformation écologique et énergétique. Le Fonds d’épargne confirme ainsi son rôle de levier majeur de la transition bas-carbone.

Une contribution renforcée à la transformation écologique et énergétique

En 2025, le Fonds d’épargne a poursuivi et amplifié son engagement en faveur de la transition écologique, en développant des offres de financement innovantes et ciblées.

Plusieurs initiatives structurantes ont été mises en œuvre, notamment :

  • le lancement de nouvelles offres de prêts dédiées à la transition écologique des territoires et à la rénovation énergétique des bâtiments,
  • le soutien au financement d’infrastructures stratégiques, comme les réseaux de transport d’électricité,
  • et la mobilisation de financements spécifiques pour accompagner les grands projets de décarbonation.

Ces actions s’inscrivent dans une logique d’accompagnement de long terme des acteurs publics et du logement social, afin de répondre aux objectifs climatiques nationaux et européens

Les nouveaux emplois du Fonds d’Épargne

Tout en maintenant la priorité qu’il accorde au financement du Logement social et de la Politique de la Ville, le Fonds d’épargne met en œuvre une stratégie de diversification des usages, toujours au service de thématiques d’intérêt général.

Dans cet objectif de diversification, un prêt bonifié et garanti par l’Etat afin de contribuer, aux côtés d’EDF, au financement du programme du Nouveau Nucléaire Français devrait être contracté à l'issue de la procédure de notification en cours avec la Commission européenne.

Adossé au Fonds d’épargne, ce financement participera à la construction de 6 réacteurs EPR2, contribuant ainsi à renforcer la souveraineté énergétique de la France, à soutenir la compétitivité de l’économie française et à accélérer la décarbonation du mix électrique.

À travers ce nouvel emploi, le Fonds d'épargne démontre sa capacité à soutenir la construction des grandes infrastructures du territoire en complément de sa fonction prioritaire : celle d'assurer le financement systémique de la politique du logement social. 

Cet engagement ne contraindra pas la capacité du Fond d’Epargne à faire bénéficier le secteur HLM de prêts à faible coût distribués par la Banque des Territoires, dont la compétitivité contribue directement à accompagner la croissance des investissements des bailleurs sociaux.

Retrouvez l’intégralité du Rapport au lien suivant : Rapport Annuel du Fonds d’Epargne

L’État et la Caisse des Dépôts concluent un accord portant sur la cession à la Caisse des Dépôts d’actifs au service du logement et des territoires alpins : la Société pour le logement intermédiaire (SLI), Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc (ATMB) et Société française du tunnel routier du Fréjus (SFTRF)

L’État et la Caisse des Dépôts ont conclu des accords en vue de la cession par l’État de certaines participations à la Caisse des Dépôts : 

  • sa participation dans la société pour le logement intermédiaire (SLI), acteur du logement intermédiaire ;
  • ses participations détenues dans ATMB et SFTRF, sociétés concessionnaires respectivement des tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus ainsi que de leurs accès autoroutiers.

Le produit des cessions s'élèverait à 2,5 Md€. 

Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la revue stratégique menée en 2025 par l’Agence des participations de l’État (APE), avec un objectif clair : renforcer l’action de l’État actionnaire dans les entreprises les plus stratégiques pour la souveraineté industrielle, énergétique et numérique et la sécurité nationale. Ces opérations confortent par ailleurs le rôle de la Caisse des Dépôts dans le logement, les infrastructures et le développement des territoires.


La revue globale du portefeuille de l’APE a été faite sous l’impulsion du ministre Roland Lescure. 

Cette réorganisation vise à mieux répartir les rôles entre les deux grands actionnaires publics :

  • L’Agence des participations de l’État, dont le rôle se renforce en matière de souveraineté, bénéficiera des ressources dégagées pour financer ses opérations et poursuivre ses investissements dans des entreprises stratégiques pour notre pays ; 
  • La Caisse des Dépôts, mobilisée au service du logement et des infrastructures dans les territoires. Pour la Caisse des Dépôts, ces acquisitions s’inscrivent pleinement dans ses priorités de long terme.

L’acquisition par la Caisse des Dépôts de la SLI viendra renforcer l’action menée par la Banque des Territoires et CDC Habitat en faveur du logement intermédiaire.

Les acquisitions d’ATMB et de SFTRF conforteront quant à elles le rôle de la Caisse des Dépôts comme investisseur public majeur au service du développement des territoires, notamment dans le massif alpin. Elles prolongent également ses engagements dans les grandes infrastructures françaises et son programme « Territoires de Montagne ».

Concernant SFTRF et ATMB, l’accord ne porte que sur un projet de cession. Les accords définitifs concernant ces sociétés ne pourront être conclus qu’après les procédures d’information et de consultation des représentants du personnel concernés ainsi que l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires.

La finalisation de l’ensemble de ces opérations est envisagée en 2026.

Dans un contexte international marqué par des tensions croissantes, la France a besoin que l’État actionnaire continue de se déployer en privilégiant les actifs qui concourent directement à notre souveraineté, comme il l’a fait depuis quelques années à travers plusieurs opérations emblématiques. C'est aussi le sens de cet accord avec la Caisse des Dépôts : confier à la Caisse des actifs pour lesquels elle est la mieux placée pour donner à l'État actionnaire les moyens de renforcer son action. 

Roland LESCURE Ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique

Cet accord avec l’APE illustre notre engagement commun en faveur de la souveraineté du pays et du développement des territoires. En intégrant ces actifs à notre portefeuille, nous renforçons notre capacité à agir en faveur des infrastructures essentielles et de la transition écologique, au service de nos concitoyens et de la compétitivité du pays ainsi que pour le logement intermédiaire via la Banque des Territoires et CDC Habitat. Ces acquisitions s’inscrivent pleinement dans notre mission d’actionnaire public de long-terme, aux côtés des collectivités et des acteurs locaux pour bâtir une France plus résiliente et solidaire. 

Olivier SICHEL Directeur général du groupe Caisse des Dépôts

Le groupe Caisse des Dépôts s’engage avec Mistral AI, un des leaders de l’intelligence artificielle en France et en Europe, afin de bénéficier d’un accès à des services d’intelligence artificielle, des prestations d’expertises et de la puissance de calcul. Cette offre fait partie des solutions mises à disposition au travers de l’accord cadre du groupe Caisse des Dépôts sur deux lots : 

  • Le déploiement de solutions d’IA générative (lot 1) 
  • L’acquisition de capacités de calcul du type GPU « Graphics Processing Unit » (lot 2) 

19 filiales du groupe Caisse des Dépôts se sont mobilisées au sein d’un groupement d’achat inédit, pour mutualiser les solutions et soutenir le numérique souverain. 

Je suis particulièrement fier que le groupe Caisse des Dépôts s’engage avec Mistral. La souveraineté numérique est un des défis stratégiques auquel notre pays doit faire face. Soutenir nos entreprises de la tech est devenu une mission incontournable, qui doit être portée par la commande, notamment publique. 

Arthur MENSCH Cofondateur et président directeur général de l’entreprise Mistral AI

Je suis particulièrement fier que le groupe Caisse des Dépôts s’engage avec Mistral. La souveraineté numérique est un des défis stratégiques auquel notre pays doit faire face. Soutenir nos entreprises de la tech est devenu une mission incontournable, qui doit être portée par la commande, notamment publique. 

Olivier SICHEL Directeur général du groupe Caisse des Dépôts

Une utilisation proactive et exemplaire de l’IA

Au service des missions d’intérêt général qui lui sont confiées, le groupe Caisse des Dépôts ambitionne une approche proactive et exemplaire dans son utilisation de l’IA. 

Cette collaboration doit permettre de doter les équipes du Groupe de près de 40000 licences d'IA générative au démarrage, et de monter jusqu’à 100 000 usagers pendant la vie du contrat. Il s’agit également de mettre en place une IA Factory, véritable accélérateur du déploiement de l'IA au sein de la Caisse des Dépôts et au service des parties prenantes, des acteurs publics et des territoires. 

Le Groupe se fixe pour objectif de faciliter et de sécuriser un accès aux meilleures ressources IA disponibles sur le marché, tout en garantissant la souveraineté des solutions, la conformité réglementaire, la performance économique et la souplesse d’exécution.

Un engagement dans le cadre du plan Horizon numérique 2030

Cette collaboration avec Mistral AI s’inscrit pleinement dans le cadre de la démarche initiée par le groupe Caisse des Dépôts en faveur de la souveraineté numérique au travers de son plan Horizon numérique 2030.

Horizon numérique 2030, plan stratégique d’envergure du groupe Caisse des Dépôts, vise à accélérer la transformation numérique de l’économie française et européenne, et à renforcer la souveraineté technologique des territoires. Avec une mobilisation massive de 18 milliards d’euros d’ici 2030, Horizon numérique 2030 s’inscrit dans la mission d’intérêt général du Groupe : favoriser et accompagner les grandes transitions et préparer l’avenir.

La Caisse des Dépôts, notée Aa3/A+/A+ (Moody's / S&P / Fitch), AA ESG par MSCI, a lancé avec succès le 21 avril une nouvelle obligation durable d'un montant total de 1 milliard d'euros, avec une échéance fixée au 25 février 2031. Cette émission, réalisée sous son nouveau Cadre de financement Vert, Social ou Durable, représente la 10ème obligation labellisée ESG émise par la Caisse des Dépôts depuis 2017.

L'émission a été fixée à un spread de 9 points de base au-dessus de la courbe OAT, attirant plus de 83 investisseurs et un livre d'ordres final s’élevant à 3,2 milliards d'euros. Les chefs de file de cette opération sont Barclays Bank Ireland PLC, BNP Paribas, Crédit Agricole Corporate and Investment Bank, La Banque Postale, Natixis et Banco Santander SA.

Cette nouvelle émission est la seconde sous le nouveau Cadre de financement Vert, Social ou Durable, mis à jour en juillet 2025, co-structuré par Crédit Agricole Corporate and Investment Bank et Natixis et certifié par une SPO délivrée par Moody’s.

Cette nouvelle émission durable soutient les objectifs stratégiques de la Caisse des Dépôts, notamment la transformation écologique et la cohésion sociale et territoriale. Elle contribue aux objectifs environnementaux de l'UE et aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, tout en respectant les exclusions du Paris-Aligned Benchmark (PAB) de l'UE. 

Les mises à jour apportées au Cadre traduisent la stratégie et les processus internes actualisés de la Caisse des Dépôts, s'appuyant sur l'évaluation de la Taxonomie de l'UE. Avec 9 catégories éligibles vertes et 4 sociales, il s'élargit pour intégrer de nouvelles catégories et critères, reflétant un périmètre plus large des investissements de la Caisse des Dépôts dans des projets verts et sociaux, tels que la décarbonisation de l'industrie, la gestion durable des terres, le stockage électrique par batterie, le logement étudiant et le logement transgénérationnel. Dans la SPO, Moody's a attribué au Cadre de financement de la Caisse des Dépôts la note de SQS2 (très bon), le deuxième meilleur score de leur méthodologie et le score le plus élevé en matière de contribution à la durabilité.

La Caisse des Dépôts fait également évoluer sa méthode d'allocation pour adopter une approche par portefeuille, tant pour cette émission que pour les futures obligations vertes, sociales ou durables. Le portefeuille actuellement identifié est composé de 47 % de projets sociaux et de 53 % de projets verts, avec 47,9 % du portefeuille entièrement alignés sur la Taxonomie de l'UE. Par catégorie, la répartition est la suivante : 46 % pour le logement social, 34 % pour l'immobilier vert, 12 % pour les énergies renouvelables 7 % pour le transport et la mobilité durable et 1% sur la santé et le médico-social, l’économie sociale et solidaire et l’efficacité énergétique. 

Le Groupe a choisi d'offrir un degré de transparence supplémentaire en fournissant aux investisseurs une liste exhaustive des projets du portefeuille éligible avant l'exécution de l'émission obligataire. 

L’établissement public français publiera les informations suivantes sur son site web de manière annuelle : 

  1. des rapports sur les fonds alloués aux actifs éligibles, avec des informations sur le niveau d’alignement avec la taxonomie de l’UE
  2. des indicateurs d'impact pertinents, ainsi que la méthodologie et les hypothèses utilisées pour les calculer
  3. la publication d'un avis d'assurance sur l'allocation effective des fonds levés aux actifs éligibles et la conformité des actifs éligibles aux critères d'éligibilité. Les données d'allocation et d'impact sont également disponibles en format Excel via la bibliothèque ESG et en Open Data.

Ces données, ainsi que des informations détaillées sur les projets adossés, sont disponibles en ligne dans la bibliothèque ESG de la Caisse des Dépôts au lien suivant : Bibliothèque ESG

Détails de la transaction

  • Malgré un environnement incertain marqué par les tensions au Moyen-Orient, notamment la réouverture temporaire du détroit d’Ormuz suivie d’une nouvelle fermeture, l'émetteur a bénéficié d’un climat plus apaisé, soutenu par un cessez-le-feu de 15 jours instauré le 7 avril et les discussions en cours en vue de sa prolongation. 
  • Un format d’exécution de deux jours a été privilégié afin de conserver une flexibilité maximale. Après avoir annoncée la transaction de 1 Mrd€ (« will not grow ») le lundi 20 avril à 12h01, le livre d’ordres a été ouvert le mardi 21 à 8h53 avec une guidance de OAT+11 bps area.
  • Porté par une forte demande, le livre d’ordres a rapidement dépassé 2,7Mrds€ (JLM inclus), permettant de fixer le spread à OAT+9bps. L’intérêt des investisseurs s’est ensuite renforcé, avec un livre atteignant plus de 3,2Mrds€.
  • La répartition géographique met en évidence une base d’investisseurs diversifiée. En termes d’allocations, l’Europe du Sud a été majoritaire (28%), suivie par les Britanniques (21%), la France (16%) l’Allemagne/ Autriche (13%), le Benelux (11%), les pays nordiques (9%) et les autres (2%).
  • Concernant la répartition par type d’investisseurs, l’émission a été allouée majoritairement aux banques (65%) et aux gérants d’actifs (20%), suivis par les Banques Centrales et Institutions Officielles (7%), les assurances / fonds de pension (6%) et les autres (2%).

La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) au titre du mois de mars 2026 est négative avec -0,41 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux.

L’encours total sur les deux produits atteint 611,8 milliards d’euros à fin mars 2026.

La collecte du Livret d’épargne populaire (LEP) au titre du mois de mars 2026 est négative avec -0,12 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux.

L’encours total sur le produit atteint 83,9 milliards d’euros à fin mars 2026.

En annexe sont rappelés les flux et encours depuis 2008 sur ces différents produits d’épargne réglementée.