Au cours du 1er trimestre 2020, la conjoncture économique internationale a été frappée par l’irruption du Covid-19, d’abord en Chine, avant de se propager au reste du monde. De nature sanitaire, et a priori temporaire, c’est un choc polymorphe (offre, demande, confiance) auquel les autorités ont apporté des réponses massives au niveau international. L’objectif premier des gouvernements et des banques centrales est, à ce stade, d’amortir les effets conjoncturels négatifs du choc du côté de la demande (soutien aux ménages) et de l’offre, afin de préserver la croissance de long terme (il faut éviter la baisse des capacités de production liée aux faillites). Bien qu’encore partielles, les premières statistiques en Chine, en Europe et aux États-Unis témoignent d’un impact économique et social d’une soudaineté et d’une ampleur historiques. Après une récession de l’économie mondiale qui paraît aujourd’hui inexorable pour 2020, le caractère « temporaire » du choc et les mesures économiques volontaires mises en place devraient permettre un rebond en 2021.