Dossier

Le patrimoine, ce trésor

L’état de conservation d’une partie des monuments français est préoccupant : il faut trouver de nouvelles idées pour les valoriser car le risque de les voir disparaître est réel. Pourquoi est-ce si important de s’intéresser au patrimoine ?

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| Le tour de la question

 

Première destination des touristes internationaux, la France dispose d’un atout majeur avec « l’art de vivre à la française ». L’attractivité touristique de la France s’est largement construite sur la richesse de son patrimoine culturel. 

 

 

Tourisme et patrimoine partagent les mêmes enjeux d’attractivité et de compétitivité face à la concurrence internationale. Ils ont en commun d’être des vecteurs d’emploi non délocalisables. Cependant, les visiteurs, eux, le sont !

UN SECTEUR QUI PÈSE

France : 85 millions de visiteurs par an 

1 touriste sur 2 choisit de visiter la France en raison de sa culture et de son patrimoine
(OU Les visiteurs des établissements culturels se composent à 60% de touristes)

45 285 monuments et sites protégés au titre des monuments historiques 
dont près de la moitié (43%) appartient à des propriétaires privés, 4% à l’État et 41% aux communes
45 biens classés par l’Unesco
8 000 musées dont 1 200 labellisés « Musée de France » 
500 festivals 
(sources : Ministère de la culture et Organisation mondiale du tourisme)
© Caisse des Dépôts
(sources : Ministère de la culture et Organisation mondiale du tourisme)

Économiquement aussi... 

Un acteur clé de l’économie nationale 

15 milliards d’euros de retombées économiques liées au tourisme patrimonial 
338 millions € de crédits sont alloués à la préservation des monuments historiques, dont 2 M€ destinés à financer un plan de mise en sécurité des cathédrales
L’ensemble de la dépense publique en faveur du patrimoine s’élevait à 2 Md€ en 2021.
(source : Cour des Comptes, budget 2020 du ministère de la Culture et Agence Régionale du Patrimoine PACA, Étude nationale des retombées économiques et sociales du patrimoine, 2009 )
© Caisse des Dépôts
(sources : Cour des Comptes, budget 2020 du ministère de la Culture et Agence Régionale du Patrimoine PACA, Étude nationale des retombées économiques et sociales du patrimoine, 2009)

 

Stéphane Bern est notre Grand Témoin du mois

Crédit
© Laurent Menec

Voir l'interview

 

 

Un patrimoine fragilisé

 

La France regorge de trésors divers et variés témoins de son Histoire : châteaux, églises, bâtisses exceptionnelles, remparts, etc., d’époques diverses (de la grotte de Lascaux aux usines du XXème siècle), et que l’on retrouve pratiquement partout sur le territoire.

 

 

14670

communes françaises disposent d’au moins un monument historique. 

(source : rapport d'information du Sénat, mai 2020)

 

Ce patrimoine est le reflet de notre culture et de notre identité. Soumis à l’usure du temps, il mérite d’être entretenu, restauré et valorisé. Or, différentes contraintes pèsent sur son avenir, au premier rang desquelles la question du coût financier important qui peut remettre en question la restauration d’un certain nombre de sites patrimoniaux.

Selon le Sénat, l'État et les communes françaises consacrent chaque année 633 millions d’euros au patrimoine protégé, sans compter l'appui financier des départements et des régions et les sommes consacrées par les communes au patrimoine non protégé.

 

Le patrimoine est le premier accès du citoyen à la culture, et à ce titre, le monument est un lieu de culture accessible à tous 

Henry Masson 
président du collège des monuments historiques

 

Un peu d'Histoire... les 60 ans de la « loi Malraux »

André Malraux, alors ministre de la Culture, crée le 4 août 1962 les secteurs sauvegardés, ensembles urbains historiques ayant conservé leur caractère et leur unité architecturale, le plus souvent au centre des villes. Celle loi marque une étape essentielle dans la protection du patrimoine. Elle offre une défiscalisation intéressante à toutes les personnes qui participent à la rénovation des biens immobiliers anciens dans les secteurs sauvegardés.
Dans les années 1960, les centres-villes connaissent de grands changements pour s’adapter à la croissance démographique. Il devient donc vital de trouver une solution pour protéger l’immobilier ancien et faire en sorte qu’il s’intègre au mieux dans l’espace urbain des villes en plein développement. On délimite alors des zones protégées qui dépendent de règles spécifiques dans le cas de travaux. C’est à Sarlat, en Dordogne, qu’est créé le premier secteur sauvegardé

Depuis, la loi Malraux a fortement évolué. Aujourd’hui, les travaux pouvant être réalisés concernent non seulement les logements mais aussi tous les autres bâtiments dont les travaux visent à les transformer en logement, ce qui agrandit significativement la liste des biens éligibles.

Source : Ministère de la culture 

 

centre-ville de Sarlat en Dordogne en 1916
© Musée Albert Kahn / Auguste Léon, Sarlat, 1916
centre-ville moderne de Sarlat en Dordogne
© Friedberg / Adobe Stock

 

Quand on pense patrimoine, on pense nécessairement aux cathédrales ou au Mont-Saint-Michel. Le dramatique incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019 a fait prendre conscience à de nombreux Français de l'extrême fragilité du patrimoine et de la nécessité de le préserver. Contrairement aux « grands » édifices, il n’existe pas d’inventaire du « petit » patrimoine, plus local, pourtant estimé à plusieurs centaines de milliers d’édifices.

La Fondation du patrimoine, organisme privé reconnu d’utilité publique, promeut et met en valeur tous les patrimoines, dont le patrimoine modeste et méconnu, protégé ou non au titre des monuments historiques. Son rôle consiste à sauvegarder les bâtiments en mauvais état, voire en péril.  

 

La situation n’est pas la même partout, mais l’état général se dégrade. Le problème, c’est le sous-investissement dans le patrimoine local. Certains sites très importants au niveau régional sont totalement oubliés. La restauration de ce « petit » patrimoine repose sur les collectivités territoriales, qui n’ont souvent pas les moyens d’agir. Le sous-investissement se couple souvent à un manque d’entretien courant.
Célia Vérot
directrice générale de la Fondation du patrimoine

Miser sur un public plus local

 

 

La pandémie de Covid-19 a rebattu les cartes avec un tourisme devenu plus local de façon passagère, d’abord par contrainte puis par choix pour certains. L’intérêt grandissant des touristes nationaux pour la destination France a été observé avant même la crise du Covid-19, avec +19% fin avril 2019 par rapport à l’année précédente, selon le baromètre Amadeus. La crise sanitaire semble avoir renforcé cette dynamique.

 

37 %

des Français ont changé leurs habitudes de voyage depuis la pandémie, entraînant avec eux de nouveaux modes de consommation, et donc, de nouveaux besoins.  

(Étude interne Weekendesk menée sur sa clientèle française, espagnole et belge en avril 2022)

La clientèle asiatique n’étant toujours pas revenue à son niveau d’avant crise et le coût du transport aérien ayant déjà commencé à augmenter en raison des conséquences de la guerre en Ukraine, il est nécessaire de penser une offre culturelle adaptée et ajustée qui prend en compte le territoire d’implantation et s’adresse à un public plus local.
 

campagne de publicité 2021 et 2022 de l'office de tourisme du département de l'Aveyron ayant pour slogan "Slovénie trop loin? Aveyron si proche!" et montrant deux églises qui se ressemblent dans les deux pays
Crédit
© Agence Départementale de l'Attractivité et du Tourisme de l'Aveyron
Les collectivités communiquent fortement sur les atouts de leur territoire, parmi lesquels le patrimoine tient une place importante.

| Le grand témoin : Stéphane Bern

N'attendons pas les grands mécènes américains pour agir !

 

Stéphane Bern a contribué à démocratiser l’Histoire auprès des Français.

Grâce à ses émissions, l’opinion publique a pris conscience que la préservation du patrimoine est un enjeu national. Il s’est vu confier une mission d’identification du patrimoine en péril par le Président de la République en 2017. De cette initiative est né le « Loto du patrimoine ». 

 

VOIR L'INTERVIEW

| En action !

 

Le patrimoine français constitue une chance de développer l’économie locale et de lutter contre les inégalités entre les territoires, mais coûte très cher à entretenir : il faut trouver des fonds, mais pas uniquement. Plusieurs outils existent et de nouvelles formules peuvent être imaginées. 

Conserver et valoriser le patrimoine existant

 

Les opérations financées par la Caisse des Dépôts peuvent se rapporter soit à de la rénovation, adaptation et extension de monuments historiques ouverts à la visite, soit à la création ou rénovation de bâtiments dédiés à l’hébergement et la restauration, que les activités se situent au sein du bâti historique lui-même ou à ses abords. Sur le terrain, les projets qui réussissent le mieux sont ceux dotés de financements croisés (État, entreprises privées, associations, fondations, dons de la part des citoyens, etc.).

Identifier les sites prioritaires

Au-delà des « vieilles pierres », le patrimoine regroupe des ensembles urbains, lavoirs, calvaires, équipements civils et industriels, églises, etc. Les outils de la Caisse des Dépôts et ses filiales permettent dans un premier temps d’identifier les bâtiments prioritaires.

Le dispositif Action cœur de ville prévoit un volet ingénierie et financement du patrimoine dans les communes bénéficiant de ce programme gouvernemental (222 aujourd’hui). Entre les directions régionales des affaires culturelles, les architectes des bâtiments de France, la Fondation du patrimoine, les Petites cités de caractère de France, etc., les acteurs engagés dans ce dispositif sont nombreux. 

L’ingénierie proposée permet entre autres de proposer aux communes d’engager des réhabilitations à des coûts raisonnables.

Privilégier un mode de restauration responsable

Dans n’importe quel projet de rénovation aujourd’hui, il faut parvenir à allier enjeux écologiques, environnementaux et patrimoniaux. Une restauration dite responsable tient compte du réemploi et utilise des matériaux naturels, au plus près des exigences environnementales. Elle permet d’améliorer la performance énergétique et environnementale tout en respectant les qualités techniques et patrimoniales du bâtiment.

La Banque des Territoires et l’association Sites & Cités remarquables se sont associées pour soutenir 20 projets de rénovation énergétique de bâtiments remarquables en Cœur de ville (« 20 projets pour 2020 ») Plusieurs études de recherche sur le bâti remarquable (et ses besoins en efficacité énergétique notamment) ont été co-financées à cette occasion.

affiche des Journées européennes du patrimoine 2022
Crédit
© RIMASÙU
Les Journées européennes du patrimoine des 17 et 18 septembre 2022 auront pour thème « patrimoine durable ».

Quelques exemples de réhabilitations célèbres par le groupe Caisse des Dépôts et ses filiales

 

 

 

 

Faire renaître la Samaritaine

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Crédit : © Stéphane Aboudaram

 

 

 

 

Restaurer la chapelle des Rois du Château d’Amboise 

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Crédit : © Société Forestière / Frédéric Moutier

 

 

 

 

Participer à la reconstruction de la charpente de Notre-Dame de Paris

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Crédit : © François Hébras / Caisse des Dépôts

Le patrimoine est vivant ! (et doit le rester)

Le mécénat de la Caisse des Dépôts œuvre pour plus de cohésion sociale en participant à la promotion du patrimoine culturel architectural et paysager. À cela s’ajoute une dimension environnementale de lutte contre le réchauffement climatique et pour une utilisation durable des ressources.

Le programme architecture et paysage, créé en 2016, outre un soutien financier, promeut des actions de médiatisation visant à donner accès au grand public à la connaissance et donc, à rendre le patrimoine plus vivant. 

Le mécénat de la CDC agit à la fois sur le patrimoine exceptionnel...

fillette manipulant des blocs de calcaire différents au Logis des enfants de Chambord, sponsorisé par le mécénat de la Caisse des Dépôts dans le cadre de son programme architecture et paysage
© DnC. Photo Sophie Lloyd
Le mécénat de la Caisse des Dépôts soutient le Logis des enfants de Chambord, sponsorisé dans le cadre de son programme architecture et paysage.

…et sur le patrimoine de proximité (industriel, agricole, urbain…) en soutenant par exemple une résidence d’architecte organisée par la Condition Publique dans le quartier du Pile à Roubaix ou encore une expérimentation liée à la valorisation du patrimoine rural à travers les usages de l’eau dans le Périgord par l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris. 

Zoom sur... la mémoire d'un quartier

L’association noxi, soutenue par le mécénat de la Caisse des Dépôts, s’intéresse à la mémoire du quartier de l’Abbaye, dans le sud de Grenoble, labellisé architecture contemporaine remarquable.

Un quartier autrefois populaire et cosmopolite en pleine transition. La Mairie a lancé plusieurs études pour savoir s’il fallait réhabiliter ou démolir le quartier, qui comportait 15 bâtiments, dont un a été détruit.

Si vous souhaitez continuer et lire nos vidéos, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Crédit
© Caisse des Dépôts / David Jaguenaud 1616Prod

Repenser l'utilisation des sites patrimoniaux

 

 

L’une des solutions pour préserver le patrimoine peut être de développer, au sein d'un site, de nouveaux usages et services tels que de l'animation culturelle, un tiers-lieux, des activités évènementielles, d’hébergement, de restauration, etc. qui peuvent être confiés à des opérateurs privés. Adosser à la visite classique d’un monument historique une activité marchande garantit des revenus plus conséquents, selon la direction des patrimoines sur la valorisation touristique des monuments historiques (2018).

Dans le cadre de son action de rénovation de monuments touristiques, la Caisse des Dépôts investit, entre autres, dans l’aménagement de complexes hôteliers sur le modèle des paradores espagnols ou des pousadas au Portugal.

En mai 2019, la Caisse des Dépôts, Bpifrance et Atout France ont créé le fonds d’ingénierie Tourisme et Patrimoine. Dans le cadre de l’initiative « Réinventer le Patrimoine », ce fonds d’ingénierie des projets d’investissement touristique au sein de sites patrimoniaux est piloté par la Banque des Territoires et offre aux bénéficiaires un accompagnement technique et financier. L'objectif est d'améliorer leur élaboration, de les consolider et d'accélérer leur concrétisation : réalisation d'études de faisabilité technique et financière, programmation des animations et services, consolidation du modèle juridique et financier, optimisation de la gouvernance et pilotage de projet. 

La liste des lauréats

 

Imaginer des lieux culturels hybrides

La SCET (filiale de la Caisse des Dépôts) et France Muséums ont uni leurs expertises pour accompagner le développement des territoires et la modernisation des sites culturels afin de les aider à repenser leur offre pour qu’elle s’insère dans un projet urbain plus dense et diversifié. L’objectif : mieux répondre aux exigences du tourisme contemporain.
Faire émerger une nouvelle génération de sites culturels est essentiel pour accompagner les nouvelles attentes du public, par exemple en créant une nouvelle génération de lieux culturels hybrides de qualité, s’adressant autant aux habitants qu’aux touristes.
 

intérieur de l'ancien Hôtel Dieu de Carpentras transformé en tiers-lieux culturel grâce à l'appui de la Banque des Territoires
© Valentine Vermeil / Caisse des Dépôts
La commune de Carpentras a effectué la réfection de l’Hôtel Dieu, témoin de la richesse patrimoniale de la ville, grâce à la Banque des Territoires. Bâti au 18e siècle, cet ancien hôpital abrite une bibliothèque municipale et un musée.

Un enjeu de revitalisation

 

Facteur d’attractivité touristique, le patrimoine participe au dynamisme local et permet de lutter contre la dévitalisation des territoires. Son entretien et sa restauration soutiennent l’activité des entreprises voisines et fait la plupart du temps travailler des artisans locaux (entreprises de rénovation du bâti, restaurateurs du patrimoine mobilier, guides-conférenciers, etc.).
L’activité économique que génèrent certains biens patrimoniaux favorise l’ouverture ou le maintien de commerces et de services sur le territoire, eux aussi essentiels dans les choix de lieux de vie, et propices au développement économique. Ainsi, protéger le patrimoine, c’est contribuer à maintenir l’emploi local et à attirer de nouveaux habitants.

Le secteur du patrimoine en France est évalué à

 

 

500000 

emplois directs, indirects et induits. 
(source : Insee)

 

Avec les programmes nationaux « Action cœur de ville » depuis 2018 et « Petites villes de demain » depuis 2021, la revitalisation urbaine a acquis une grande visibilité. Le centre ancien est la clef de voûte de la revitalisation et de la relance. 

Dans son étude intitulée « Culture, patrimoine et tourisme, nouveaux usages », la SCET déplore le fait que « la réflexion soit souvent centrée sur un équipement précis, qui n’intègre pas toujours la notion de renouvellement urbain des abords. » Il faudrait, selon elle, créer une « logique de quartier », en élargissant par exemple la réflexion du musée au « quartier culturel » afin d’engager une réflexion économique vertueuse. 

Développer l’économie locale

Le patrimoine peut constituer un élément d’aménagement du territoire, si on y intègre les problématiques liées au développement durable. Les actions du groupe Caisse des Dépôts visent à renforcer et diversifier l’offre touristique, par la modernisation ou la création d’hébergements et d’équipements en lien avec les opérateurs exploitants du secteur, dans des projets concernant des propriétaires publics ou privés.

Le nouveau complexe de Châtel-Guyon (Auvergne-Rhône-Alpes) a été inauguré en août 2020. Partenaire de France Thermes dans ce projet emblématique du renouveau du thermalisme, la Banque des Territoires a apporté 49 % des fonds propres de l’opération immobilière.
© Vincent Poillet / REA - Caisse des Dépôts
Le nouveau complexe de Châtel-Guyon (Auvergne-Rhône-Alpes) a été inauguré en août 2020. Partenaire de France Thermes dans ce projet emblématique du renouveau du thermalisme, la Banque des Territoires a participé à l’opération immobilière.

 

L’objectif est de soutenir et relancer l’économie touristique fortement impactée par la crise du Covid-19: soutenir les entreprises qui ont été fragilisées, et surtout leur permettre de se réinventer dans le tourisme français du futur (voir les aides de Bpifrance).

Pour 1€ apporté à un projet de restauration patrimoniale, 21 € de retombées économiques sont générés.

(source : Étude d’impact de l’empreinte économique de la Fondation du patrimoine - 2019 - Cabinet Pluricité)
 

Une nouvelle donne technologique

Afin de rendre l’offre culturelle et patrimoniale plus accessible et plus attractive, certains acteurs du secteur font preuve de créativité en déployant des dispositifs technologiques innovants, par exemple en développant des expériences immersives dans le cadre de France 2030.

La Banque des Territoires a d’ailleurs lancé plusieurs appels à projets « Accompagner la transition numérique des entreprises culturelles et créatives : expérience augmentée du spectacle vivant ». Malgré la demande lors de la crise sanitaire, de nombreux acteurs ont rencontré des difficultés techniques et économiques et les offres proposées manquent encore de maturité. D’où le besoin d’un soutien aux investissements pour transposer des techniques audiovisuelles (captation, présence en ligne, diffusion, conservation, etc.) ou développer de nouvelles technologies dans le spectacle vivant (théâtre, danse, musique etc.).

En terme de projets numériques, le mécénat de la Caisse des Dépôts a choisi de soutenir le documentaire « Archi VR » coproduit par le Centre des monuments nationaux et la société Lucid realities, une expérience en réalité virtuelle sur l’histoire de la construction de la villa Savoye par Le Corbusier. 

Le numérique est ainsi devenu un outil supplémentaire de valorisation des lieux touristiques et culturels.
 

Et maintenant ?

 

Restaurer et préserver le patrimoine, c’est une nouvelle manière de raconter le territoire à travers son histoire. Sauvegarder le patrimoine, c’est transmettre une culture et une identité d’abord, créer de l’activité et de l’emploi ensuite, ou encore protéger notre planète et ses écosystèmes. C’est contribuer à la mémoire collective. L’action du Groupe consiste entre autres à fournir les bons outils pour une action publique visible, cohérente et efficace pour les patrimoines et les centres anciens. 

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